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Absence d’odorat, nouveau symptôme du coronavirus

La réponse de JF Mauron (créateur de Essences de Prana)

Les otorhinologistes (ORL) ont observé ces derniers jours “une recrudescence des cas d’anosmie”, a indiqué vendredi le Ministère français de la Santé. Il s’agit d’une “disparition brutale” de l’odorat, mais sans nez bouché, et parfois accompagnée d’une disparition du goût (agueusie). Ce symptôme resterait cependant “assez rare” et “généralement” observé chez de jeunes patients, ayant des formes “peu sévères” de la maladie. (rts.ch)

le 16 mars dernier sur le plateau de C à Vous : “Certains patients ont eu uniquement des troubles du goût et de l’odorat. Cela arrive avec la grippe aussi, le virus de la grippe peut fusiller les filets olfactifs qui se trouvent entre les deux yeux. Il y a des gens qui, après une grippe, n’ont plus eu d’odorat.”

Mon avis a été demandé et je souhaite répondre publiquement ici.

L’anosmie peut avoir des causes très différentes :

  • des anomalies anatomiques de la fente olfactive ;
  • certaines rhinites et sinusites aiguës : l’odorat redevenant normal après guérison ;
  • la présence de polypes dans les sinus ;
  • certaines rhinites chroniques, allergiques et non allergiques ;
  • des effets iatrogènes de certains médicaments comme : méthotréxate, codéine, morphine, griséofulvine, lincomycine, tétracyclines, clofifrate, cholestéramyne, sels d’or, D-pénicellinamine, L-dopa, cimétidine, autres traitements locaux, etc. ;
  • la radiothérapie cervicale ;
  • des événements traumatiques : 15 à 20 % des consultants pour troubles de l’odorat ( 5 % des traumas crâniens ) ; elles posent le problème de leur réalité dans le cadre post-traumatique ;
  • des substances toxiques, notamment dans le cadre d’une exposition professionnelle : ciment, acétophénone, chrome, asphalte, disulfite de carbone, essence, plomb, zinc, chloromethane, essence, dioxyde de soufre, sciure de bois etc. ;
  • des causes neurologiques : tumeurs des voies et des centres olfactifs ;
  • certaines pathologies neurologiques chroniques : maladie d’Alzheimer, Parkinson, SEP, SLA, etc.

Il suffit qu’il y ait une inflammation des muqueuses nasales pour que le cornet supérieur ( 4) où se situe le bulbe olfactif soit totalement obstrué pour que la perte d’odorat soit constatée. Cette inflammation peut durer quelques heures ou quelques jours.

L’obstruction du cornet supérieur peut être provoquée par l’accumulation de mucus qui n’obstrue pas le cornet inférieur (6) et la circulation de l’air peut faire penser que le nez est “dégagé”.

Dans un grand nombre de scénarios grippaux, on constate l’inflammation et/ou l’obstruction des cornets, comme dans les scénarios allergiques avec le pollen notamment.

Lorsqu’il y a perte de l’odorat de façon persistante après une période grippale, mon observation m’a montré que c’est pratiquement toujours un effet secondaire suite à un traitement médical utilisant un ou plusieurs médicaments reconnus comme iatrogènes.

Les informations dont nous disposons de l’observation des cas d’anosmie liés au coronavirus sont les suivantes : dans 60 à 70 % des cas, cette perte d’odorat est transitoire, mais dans 30 à 40 % de cas, ce trouble semble définitif.  ” Cela est cependant embêtant, car alors que l’on administre généralement de la cortisone à de tels patients, cela est formellement contre-indiqué chez les patients atteints de Covid-19. Il convient d’étudier plus à fond ces patients en visualisant notamment leurs bulbes olfactifs par imagerie par résonance magnétique [IRM cérébrale]. ”

Enfin je remarque qu’il se dit et s’écrit n’importe quoi et son contraire, c’est désolant, surtout pour les malades qui eux doivent trouver une solution…